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Les accès publics wi-fi sous contrôle d’une liste blanche ?

27 février 2009

Ou le web 0.5, l’internet réduit au minitel par les bien-pensants !

Black-Out du Net français

C’est à peine croyable, mais certains pensent qu’il est encore possible et légitime de limiter l’accès public dans des lieux équipés d’un accès wi-fi à quelques milliers de sites sélectionnés, une liste blanche de ce que l’internaute aurait le droit de voir.

Dans Numerama : “Albanel : seuls les sites autorisés pourraient être vus en Wi-Fi !” :
C’est la surprise du jour. A l’occasion de son audition par la Commission des lois et des affaires culturelles, Christine Albanel a sorti de son chapeau une idée qui en dit long sur la vision qu’a le gouvernement d’Internet. Pour éviter que les accès Wi-Fi ne puissent être utilisés pour pirater des oeuvres sur Internet, la Ministre de la Culture a proposé que les accès publics soient configurés comme des “portails blancs”.

“L’Hadopi pourra enjoindre (les gestionnaires d’accès Wi-Fi publics) de prendre des mesures préventives”, a ainsi rappelé la Ministre de la Culture et de la Communication. “Par exemple un portail blanc qui ne donnerait accès qu’à des sites vérifiés, après consultation de différents acteurs concernés”, a-t-elle ajouté en substance.

Il faut se rendre à l’évidence nous sommes en France, pays qui s’illustre depuis quelques années par le volonté du gouvernement de réduire les libertés d’échanges sur internet et propose de couper l’accès à internet à des milliers d’internautes par jour, soupçonnés de téléchargements illégaux par les majors de la musique ou du cinéma !  [1]

Aujourd’hui, les outils de communication se démocratisent avec en France des millions de blogs, des milliers de photos, des milliers de vidéos, de musiques publiés chaque jour sur le web. Cette expression fait partie de notre richesse culturelle tout autant que le site d’un ministère ou d’une collectivité. Des milliers d’associations utilisent le web pour informer, échanger, se relier.

Et tout cela serait rayé de l’accès des lieux publics en wi-fi ?

Qui osera écrire cette liste infamante des exclus du web ? Qui prononcera l’exclusion d’ATD Quart monde, de l’association de mon quartier, du fournisseur d’accès associatif, du blog citoyen d’un habitant, d’une association de diffusion du logiciel libre ou d’un groupe de jeunes musiciens ?

Soyons concret !

Si comme le pense Olivier Henrard, conseiller de Christine Albanel, il est possible d’éditer une liste de quelques milliers de sites :  [2]

Que répondez-vous à ceux qui qualifient cette proposition de retour à un “minitel à haut débit” ? O. H. : C’est ridicule. Si “liste blanche” il y avait, elle pourrait comporter des milliers de sites Web.

Cela représente pour chaque département quelques dizaines de sites en divisant par 100 départements !

Alors que dans chaque département, il y a des milliers de blogs, des centaines de sites associatifs, culturels ! Ainsi les habitants d’une ville n’auront plus accès aux sites des associations de leur cité, ni à ceux de leurs centres d’intérêt.

Aux ciseaux Madame et Messieurs les censeurs !

Veut-on expérimenter sur l’accès wi-fi, puis demain sur l’accès dans les lieux publics, un retour au minitel au sens d’une expression contrôlée, des réseaux limités à des fournisseurs de services rétribués ?

A un moment où l’on parle de société de la connaissance, du vivre ensemble, voilà que nos responsables des Ministères imaginent un système que même la Chine n’a pas mis en place !

C’est le web 0.5, le retour au minitel !

Comme le décrit Benjamin Bayart , Président de FDN (fournisseur d’accès associatif) dans sa conférence “Internet libre ou Minitel 2.0” lors des Rencontres mondiales du Logiciel libre en 2007 [3]

C’est une grave incompréhension du web qui depuis sa création est un réseau d’échanges ouvert, où les internautes de plus en plus nombreux inventent de nouveaux usages, mettent en ligne des contenus personnels, associatifs, culturels, ou de biens communs, au fur et à mesure de l’avancée des outils technologiques et du haut débit.

Côté économie, que représentent ces connexions en accès ouvert dans l’océan des échanges numérisés ? Un pour dix mille ?

Les bibliothèques n’ont pas tué les librairies ; en quoi quelques points d’accès publics ouverts, qui rendent un service bien utile, sont un danger pour les opérateurs ? S’il y a quelque chose à réguler ce sont ces coûts exhorbitants des plateformes payantes d’accès wi-fi, qui font payer quelques euros par jour une connexion partagée qui ne revient à presque rien.

J’espère que ce projet sera mort-né, comme tant d’autres idées de contrôle policier du web et de l’expression, qui fleurissent aujourd’hui ! Et j’espère qu’il ne se trouvera pas de personnes pour cautionner la constitution de telles listes !

Michel Briand Président de CRéATIF


Lien hypertexte: La Quadrature du Net

Rejoignez la campagne de black-out du net

La quadrature du Net, une initiative de Philippe Aigrain et Jérémie Zimmermann, appelle aujourd’hui les auteur, éditeurs, webmestres de site web français à procéder à un black-out volontaire de leurs sites jusqu’à l’examen de la loi par l’assemblée nationale en mars.

Cette action menée en Nouvelle-Zélande vient d’aboutir au recul du gouvernement qui souhaitait imposer un principe de “riposte graduée”, comme le projet de loi en france .


[1] voir à ce sujet l’excellent dossier de la Quadrature du net, collectif de citoyens qui informe sur des projets législatifs menaçant les libertés individuelles, les droits fondamentaux et le développement économique et social à l’ère du numérique.

[2] Interview d’Olivier Henrard, conseiller juridique au Ministère de la Culture - Loi Hadopi sur le site du Point

[3] A écouter au sujet du projet de loi “Internet et création” et Internet filtré par liste blanche dans les hotspots wifi publics, petite interview intéressante de Benjamin Bayart , Président de FDN (fournisseur d’accès parisien associatif) sur France Info le 20 février : http://www.france-info.c

“Cette loi cherche à défendre les moines copistes du DVD contre les Gutemberg du numérique. On est d’entrée de jeu dans l’absurde. A partir du moment où on a accepté qu’on était dans le monde des Monty Python, on peut dire à peu près n’importe quoi ….”

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Hadopi
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Espace Public Numérique (EPN), Juridique, Loi "internet et Création" (HADOPI), Politique, wi-fi
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La Nouvelle Zélande suspend la riposte graduée au dernier moment !

25 février 2009
La Nouvelle Zélande a fait marche arrière, et la France est un de plus en plus isolée. Quelques semaines après la Grande-Bretagne, le premier ministre néozélandais John Key a annoncé aujourd’hui que la section 92A de la loi sur le droit d’auteur qui prévoyait la suspension de l’abonnement à Internet en cas de piratage est suspendue. Une victoire aussi importante qu’inattendue pour les opposants à la riposte graduée.

John Key donne aux industries culturelles et aux industries des télécoms jusqu’au 27 mars pour se mettre d’accord sur un code de bonnes pratiques. Celui proposé par les opérateurs, très restrictif, semble faire blocage. En cas de désaccord sur une version finale, la riposte graduée sera purement et simplement abandonnée, a prévenu le premier ministre de Nouvelle Zélande.

Et quand bien même la loi serait adoptée, elle sera révisée au bout de 6 mois si les résultats ne sont pas conformes aux attentes.

“De toute évidence notre préférence est que les parties se mettent d’accord entre elles et nous espérons que la loi fonctionnera correctement“, a voulu tempéré M. Key.

La mise en oeuvre de la section 92A a provoqué de vives réactions en Nouvelle Zélande, où de nombreux sites internet se sont habillés de noir la semaine dernière en signe de protection, à l’initiative de la Creative Freedom Foundation.

“Ca montre comme les mouvements et les efforts modernes en ligne peuvent déboucher sur un changement dans le monde réel“, s’est félicitée l’organisation.

De quoi encourager les internautes français à poursuivre le mouvement.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com
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Conférence avec Richard Stallman le 27 février : “Libertés numériques et droit d’auteur”

13 février 2009

Le Réseau des acteurs du multimédia public de Nanterre et la Quadrature du net organisent une conférence avec Richard Stallman sur le thème « Libertés numériques et droit d’auteur : comment ce dernier doit être assoupli. » le 27 février 2009.

Richard Matthew Stallman, connu aussi sous les initiales RMS, est le fondateur du mouvement du logiciel libre. Il est à l’origine du projet GNU et de la licence publique générale GNU (GPL). Depuis les années 90, il consacre la majeure partie de son temps à la promotion du logiciel libre auprès de divers publics et décideurs politiques un peu partout dans le monde.

Il discutera de l’importance de la protection des libertés individuelles dans l’environnement numérique, et plaidera en faveur du modèle ouvert d’Internet et de la technologie en général.

En effet, à l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale de la loi “Création et Internet” instaurant la “riposte graduée” contre les internautes partageurs, la question du droit d’auteur utilisé comme une barrière à la diffusion du savoir, au nom de la protection de modèles économiques dépassés, est plus que jamais d’actualité.

date :
27 février 2009

lieu :
Salle des congrès
88-118, rue du 8-Mai-1945
92 000 Nanterre.

Accès RER A Nanterre-Ville, direction Hôtel-de-ville
(rue Rigault puis rue Victor Hugo)

Entrée libre
Pré-inscription vivement encouragée (places limitées)

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Colloque
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Loi Création et Internet, Richard Stallman
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Libre Accès organise le 12 février 2009 des assises « Liberté, Création et Internet »

9 février 2009

Deux conceptions du rapport d’internet à la culture s’opposent. Selon la première, il faudrait imposer à internet des règles favorables aux modèles commerciaux d’édition centralisée pour qu’il devienne “un nouveau canal de distribution des oeuvres culturelles”. Selon la seconde, Internet est un espace de libertés, de diversité culturelle et d’échanges entre individus susceptible de rémunérer les artistes par de nouveaux mécanismes. Pour que chacun y voit plus clair, Libre Accès organise le 12 février 2009 des assises « Liberté, Création et Internet »

Une première table ronde « Europe : état des lieux de la culture et des libertés sur Internet » traitera des problématiques liées aux échanges sur Internet dans la Communauté Européenne.

La deuxième table « Création et Internet, le partage de la culture est-il incompatible avec la rémunération la création artistique ? » confrontera diverses approches des droits des usagers et des créateurs, en comparant les propositions de la loi HADOPI, les pratiques émergentes et diverses propositions de sortie par le haut du débat actuel.

Avec la présence de Daniel Cohn-Bendit, député européen, Franck Riester, député UMP de Seine-et-Marne (sous réserve), un représentant du PS, Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris.

Seront également présents Eric Aouanès président et fondateur de Dogmazic, Philippe Aigrain auteur du livre « internet & création », Jérémie Zimmermann co-fondateur de la Quadrature du Net, Mathieu Pasquini gérant et fondateur de la maison d’édition InLibroVeritas, Gérald Guibot président du label CC We are unique records et Imagho nommé aux Qwartz 2009, guitariste et ancien sociétaire de la Sacem, ainsi que de nombreux intervenants acteurs d’Internet et de la création.

Les échanges se poursuivront autour d’un verre en toute convivialité.

La soirée s’achèvera par un concert du groupe Sam (chanson française).

Inscription souhaitée : inscription@libreacces.org

Lieu : salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris Métro Sentier

Date : 12 février 2009 18h45

Contact presse : presse@libreacces.org

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Colloque, Hadopi, Initiatives
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culture & internet, Loi Création et Internet
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