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“Café politique” sur le projet de loi Création et Internet du 27 mars 2009

28 mars 2009

Source : zdnet, Publié le 27 mars 2009 23:52

Un “café politique” sur le projet de loi Création et Internet avait lieu vendredi soir à Paris, à la Cantine. Il a réuni deux députés, Patrick Bloche (PS) et Martine Billard (Verts), une conseillère du 2e arrondissement, Anne Sabourin (PCF)(*), Jérémie Nestel, de Libre Accès, et Benjamin Bayart, président du FAI associatif FDN (French Data Network).

Alix Cazenave, de l’April, qui animait le débat, a notamment interrogé les deux parlementaires sur les amendements des députés UMP et Nouveau Centre Patrice Martin-Lalande et de Jean Dionis du Séjour, qui reporteraient à début 2011 la suspension d’Internet des internautes accusés d’avoir téléchargé illégalement.

La suite sur : http://www.zdnet.fr/blogs/2009/03/27/echos-d-un-debat-sur-hadopi/

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débat, députés
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Hadopi : Albanel pourrait abandonner la suspension à Internet

25 mars 2009

Alors que les débats sur la loi Création et Internet doivent reprendre lundi à l’Assemblée Nationale, la question de la suspension de l’abonnement pour les internautes déclarés coupables de ne pas avoir protégé leur accès à Internet contre le piratage fait débat. Selon PC Inpact, qui cite “les derniers bruits de couloirs“, le gouvernement pourrait finalement abandonner l’idée de la suspension, condamnée au niveau européen, pour privilégier l’amende que Christine Albanel a toujours refusé jusqu’à présent.

Les députés UMP, qui se sont montrés beaucoup moins dociles que leurs collègues sénateurs, menacent de ne pas voter la loi si la suspension de l’abonnement à Internet n’est pas substituée par une amende. Les députés Patrice Martin-Lalande (UMP) et Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre) ont cosigné des amendements qui prévoient de repousser la sanction de la suspension à 2011 au plus tôt, ce contre quoi le gouvernement pourrait ne pas s’opposer.

Cette solution “de compromis” pourrait permettre au gouvernement d’abandonner en douceur le projet qu’il a porté contre vents et marée, sans avoir l’air de céder sur le principe.

Le problème de l’amende ou de la suspension n’est toutefois qu’accessoire. Le véritable problème posé par la loi Création et Internet ne réside pas tant dans la sanction que dans la manière dont elle sera prononcée, sans respect des droits de la défense (”Tout ça, c’est des clics, ça va extrêmement vite !“, se félicitait même Christine Albanel).

Encore un effort et le gouvernement pourrait suivre l’exemple de la Grande-Bretagne et de la Nouvelle-Zélande, qui ont abandonné leurs projets de riposte graduée.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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Hadopi
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Amende, assemblée nationale, débat, Riposte graduée
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Conférences et échanges avant la reprise des débats parlementaires

24 mars 2009

Jeudi 26 mars 2009 - de 19h30 à 21h00
AVANTIC, FDN, LIBRE ACCES, MACAQ, organisent avant la reprise des débats parlementaires,

Une Conférence sur : “HADOPI (La Loi Internet et Création) ” expliqué pour les nuls, avec Benjamin Bayart (Président de FDN)

Restituer le fond de la question économique posée par la diffusion des oeuvres de l’esprit : économie classique (de la rareté), économie de l’abondance, définition du droit d’auteur, précédents historiques, positionnement de la loi HADOPI, et pistes pour revisiter le droit d’auteur.

Vendredi 27 mars 2009 de 18h30 à 19h30
à la Cantine, 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas dans le 2e

Les Verts, le Parti Communiste et le Parti Socialiste de Paris centre (1er, 2e, 3e et 4e arrondissements) organisent un Café politique sur la loi « Internet et Création »,

avec Mme Martine Billard (députée de Paris, Les Verts), M. Patrick Bloche (député de Paris, PS), Mme Anne Sabourin (conseillère du 2e arrondissement, PCF), M. Jérémie Nestel (Libre Accès). Modératrice : Alix Cazenave (APRIL)

Les premiers débats parlementaires sur le projet de loi « Internet et Création » ont eu lieu pendant la deuxième semaine de mars 2009. Des députés de tous bords ont déjà mis en lumière bien des failles, techniques, juridiques, conceptuelles de ce projet caricatural. Parmi eux, Martine Billard et Patrick Bloche ont activement pris part au débat en défendant de nombreux amendements.

Cette loi, dangereuse sur certains aspects fondamentaux comme les libertés publiques ou la neutralité du Net, interroge le rapport économique entre la diffusion des œuvres de l’esprit et le droit d’auteur sur Internet, dans une période où l’industrie culturelle de la musique et du cinéma s’inquiète de son devenir. Elle vient en discussion à un moment capital de l’évolution du Net et de nos sociétés, au carrefour entre filtrage et contrôle ou partage, défense de vieux statu quo ou innovation et externalités positives.

Suspendus pour une quinzaine de jours, les débats sur la loi « Internet et Création » reprendront pendant la semaine du 30 mars 2009. Dans cette perspective, il est proposé un temps d’échange autour de cette loi aux enjeux multiples qui passionne tant les Internautes et les Majors.

Café politique sur la loi Internet et Création, le vendredi 27 mars 2009 de 18h30 à 19h30 à la Cantine, 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas dans le 2e.

Rejoignez après le CONCERT ANTI HADOPI Espace Jean Dame 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris, de 19h00 à 22h30

Vendredi 27 mars 2009 - Soirée de concerts anti Hadopi organisée par Libre Accès
Entrée libre - 19h->22h30 / Espace Jean Dame, Paris 2e.

Dans le contexte actuel liberticide entourant le vote de la loi HADOPI criminalisant les échanges entre internautes et posant de graves dangers quand aux libertés individuelles, l’association Libre Accès, soutenupar la Mairie du 2 et son maire M. Jacques Boutault, vous invite à un concert à entrée libre présentant dans la salle Jean Dame dans le 2° arrondissement de Paris trois formations ayant fait le choix des licences libres et légales, en partageant leurs oeuvres sous licence Creative Commons. Ce concert est l’occasion de rassembler trois des meilleures formations entre folk et électro-rock, VS, Throw Panda Bat et Jullian Angel.

Dans le cadre de ce Concert : une rencontre autour de la loi Internet est organisé :

Les premiers débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi Création et Internet ont eu lieu pendant la deuxième semaine de mars 2009.

Ils sont l’objet d’une attention exceptionnelle, et le site de l’Assemblée nationale a enregistré des records de connexion pour la diffusion de la séance en direct. Ces débats houleux sont massivement commentés par les grands media et sur Internet.

Après une interruption de deux semaines, les députés reprendront l’examen du projet de loi la semaine du 30 mars.

Profitant de cette pause parlementaire pour faire un nouveau point sur le projet de loi, Libre Accès vous invite à partager des analyses/prospectives avec : Alix Cazenave (April) Jérémie Zimmermann (La Quadrature du Net) Benjamin Bayart (FDN) et en présence de Mme Martine Billard (Députée de Paris - Vert) qui prend activement part aux débats, participera à ces échanges et nous livrera son point de vue sur ce texte.

Libre à vous de télécharger dès maintenant les œuvres de ces artistes gratuitement et légalement, comme il vous appartiendra de venir vous chatouiller les oreilles des voyages électroniques de VS, de la prose réchauffée aux machines de Throw Panda Bat ou encore de celle poétique de Jullian Angel. De même des stands proposant des albums sous licence de libre diffusion du meilleur de la scène indépendante libre seront à portée de clé usb ….

Rendez-vous donc : Espace Jean Dame 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris

Avec le soutien de :APRIL, FDN, LA QUADRATURE DU NET, la MAIRIE DU 2e

Mercredi 1er avril 2009
Existe-t-il une résistance légale à la loi « Hadopi » ?
Résistances politique, technique, juridique et Prospective.
11.100.34. Avocats Associés présente, en partenariat avec La Cantine, un nouvel Happening Juridique mercredi 1er avril 2009 sur les résistances politique, technique et juridique possibles à la loi Hadopi.

Cet Happening Juridique sera suivi d’un débat radio & web sur la prospective des droits d’auteur sur Internet, co-organisé par La Controverse et PeopleAtWork, en direct sur Radio Campus Paris.

Comme les précédentes éditions, ce nouvel Happening Juridique est fondé sur la conviction que le droit, notamment dans le domaine des nouvelles technologies, ne s’impose pas  et qu’il doit s’élaborer collectivement avec l’ensemble des acteurs et usagers de l’Internet. L’objectif des Happenings Juridiques  organisés par 11.100.34. Avocats Associés est de créer des débats publics et contradictoires, pour le public et avec le public, sur tous les sujets qui impactent l’économie numérique et les libertés individuelles sur Internet. Leur ambition est de rendre le droit à tous, pour que chacun se l’approprie, le discute, l’interroge et l’influence.

Partant du constat que la loi « Hadopi », ou « Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet », très fortement critiquée, sera prochainement adoptée et bientôt appliquée, nous vous proposons de nous interroger ensemble sur les moyens dont chacun dispose pour y résister légalement, en tant qu’usager et justiciable.

Il sera tout particulièrement abordé dans le cadre de cet Happening Juridique les problématiques suivantes : la constitutionnalité de la loi et les initiatives des parlementaires qui pourraient être prises à ce sujet, le rôle central des FAI (fournisseurs d’accès à Internet) dans le dispositif légal et l’efficacité des mesures de filtrage envisagées par la loi au regard des moyens techniques de contournement existants, et les droits de la défense dans le cadre de la procédure devant l’Hadopi et les voies de recours possibles.

Première partie : Happening Juridique en trois temps.

- Existe-t-il une « résistance politique » ?
Intervenants : Christian Paul (député PS) et Jean Dionis du Séjour (député Nouveau Centre).

- Existe-t-il une « résistance technique » ?
Intervenants : Carole Gay, Responsable des affaires juridiques et réglementaires de l’AFA (Association Française des fournisseurs d’Accès à internet); Jean-Michel Planche, Net entrepreneur, co-fondateur et Président de Witbe.

- Existe-t-il une « résistance juridique » ?
Intervenant : Serge Vatine, avocat, 11.100.34. Avocats Associés.

Modérateur :
Jérôme Giusti, avocat, spécialiste en Droit de la Propriété Intellectuelle, 11.100.34. Avocats Associés.

Deuxième partie : débat Radio Campus Paris (93.9 FM Paris).

Existe-t-il une « résistance prospective » ou comment passer d’une Hadopi à l’Ahdopi (Autorité Horizontale pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet) ?

Intervenants :
Xavier Filliol, Président de la Commission musique du Geste ; Francis Parny, Vice Président en charge de la Culture et des NTIC de la Région Ile de France & élu (PCF) ; des artistes, des producteurs et les questions du public de la salle et du chat.

Animateurs : Xavier Faltot (La Controverse) & Christophe Vix-Gras (PeopleAtWork.fr).

L’Happening Juridique et le débat seront retransmis en vidéo, le lien sera donné sur les sites partenaires. Un chat permettra aux Internautes de poster leurs commentaires et questions.

La Controverse et PeopleAtWork.fr sont partenaires du Happening Juridique.

Plus d’infos :
http://happeningjuridique.wordpress.com / www.11-100-34.com / www.les-avocats.com

Infos pratiques :
Entrée libre
Mercredi 1er Avril 2009 à 20h
La Cantine, 151, rue Montmartre (12 passage des Panoramas), 75002 Paris
www.lacantine.org

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concert, conférence, débat
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Amendement 46 = Amendement 138

23 mars 2009

Bruxelles – Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner le projet de loi Création et Internet, le Parlement européen vient de réintroduire l’amendement 138 dans le Paquet Télécom.

Lors de la deuxième lecture du Paquet télécom qui se déroule actuellement au Parlement européen, l’amendement 138 a été réintroduit par la rapporteure Catherine Trautmann : il porte désormais le numéro 46.

Guy Bono s’en félicite : “Le Parlement européen a réintroduit par la porte démocratique ce que Sarkozy avait fait sortir par la fenêtre diplomatique !”

Le 27 novembre, la Présidence française avait en effet présenté, lors de la réunion du Conseil des ministres Télécoms de l’UE, un texte amputé de l’amendement 138 évitant ainsi que celui-ci soit discuté par le Conseil.

“Fort de sa légitimité le Parlement européen montre une nouvelle fois qu’il fait primer le citoyen face aux intérêts des industries du divertissement” poursuit Guy Bono.

“L’Europe ne laissera pas l’UMP piétiner les droits fondamentaux des citoyens français” avertit l’eurodéputé du pays d’Arles.

Jeudi 5 mars, dans le même temps, la conférence des de Présidents du Parlement européen a confirmé le report sine die du rapport Medina Ortega qui préconisait le principe de riposte graduée.

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Paquet Télécom, Parlement européen
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Riposte graduée : l’étrange tour du monde de Christine Albanel

18 mars 2009

L’Irlande a été citée par Christine Albanel comme un exemple où la riposte graduée était déjà en oeuvre. Mais les FAI irlandais ont fait savoir qu’ils refusaient finalement de collaborer dans ce sens avec les maisons de disques. Tous les pays cités par la ministre de la Culture ont fait marche arrière, sauf la France, qui s’obstine.

Lors de sa présentation du projet de loi Création et Internet, Christine Albanel avait assuré aux députés que “des pays, de plus en plus nombreux, pratiquent l’envoi de messages d’avertissement aux internautes”, citant en exemples les États-Unis, la Norvège, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l’Irlande (ce que chacun peut vérifier sur le site de l’Assemblée nationale).

Prenons les dans l’ordre :

  • Les Etats-Unis : la RIAA cherche encore des fournisseurs d’accès prêts à collaborarer avec elle à l’envoi de messages d’avertissements aux internautes ;
  • La Norvège : non seulement les FAI ont refusé de suivre les ordres intimés par l’industrie musicale, mais en plus le ministre norvégien de l’Education et de la Recherche s’oppose à la riposte graduée et propose la licence globale ;
  • Le Royaume-Uni : après l’avoir envisagée, le gouvernement britannique a finalement rejeté la riposte graduée et promis une solution alternative pour l’automne prochain ;
  • La Nouvelle-Zélande : consciente des difficultés causées par la riposte graduée, l’administration néo-zélandaise a décidé de geler la législation qui devait entrer en vigueur fin février.
  • L’Irlande : le cas est plus compliqué. Le principal fournisseur d’accès du pays, Eircom, a d’abord accepté de se soumettre aux ordres des maisons de disques pour éviter des représailles judiciaires. Mais les choses semblent se compliquer…

L’Association des Fournisseurs d’Accès à Internet en Irlande (ISPAI) a décidé d’envoyer un courrier (.pdf) à l’Association de la Musique Enregistrée Irlandaise (IRMA) pour lui faire savoir qu’elle rejetait tout chantage et toute riposte graduée contre les internautes. “La vie privée des utilisateurs de communications est protégée par les législations européennes et irlandaises. Il n’est pas possible de s’attendre à ce que les FAIs les ignorent simplement parce que ça ne convient pas à une autre partie privée“, notent les fournisseurs d’accès dans leur courrier adressé le 13 mars dernier.

“L’ISPAI est déçue que le grand potentiel qu’apporte internet, pour offrir des chances de se connecter aux utilisateurs via de nouvelles manières et de développer de nouveaux modèles économiques, soit manqué par l’industrie de la musique enregistrée. Internet a révolutionné un nombre incalculable d’autres services où les consommateurs ont bénéficié d’une accessibilité à tout moment, d’un choix plus large et de prix réduits“.

Or l’ISPAI regroupe les principaux fournisseurs et prestataires irlandais parmi lesquels figurent BT Ireland, O2, Verizon, Vodafone, Clearwire, Google Ireland, UPC Ireland et… Eircom. La position exprimée a été adoptée à la majorité, mais engage Eircom, qui devrait donc renoncer à la riposte graduée et au filtrage de The Pirate Bay.

La France est véritablement le seul pays au monde à s’obstiner dans la voie de la riposte graduée.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com
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Christine Albanel, États-Unis, Irlande, Norvège, Nouvelle-Zélande, Riposte graduée, Royaume-Uni
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Loi Création et Internet : un travail d’artiste

17 mars 2009

Brève reprise du site de Que Choisir
www.quechoisir.org/pages/breves/Loi-Creation-et-Internet-Du-travail-d-artiste
Erwan Seznec avec Édouard Barreiro

Du travail d’artiste

Sans attendre le vote des députés qui examinent en ce moment le projet de loi sur la répression du téléchargement illégal, le gouvernement a publié l’appel à candidature pour le lancement de l’outil informatique nécessaire à cette répression ! Quand l’Assemblée nationale se transforme en simple chambre d’enregistrement…

En politique, il faut savoir avaler des couleuvres. Celle-là est de taille. Le ministère de la Culture a transmis au Bulletin officiel des annonces de marchés publics (BOAMP) un avis d’appel à candidature pour le lancement du système informatique de la riposte graduée. Il l’a fait le 26 février, soit une semaine avant que les députés n’entament l’examen du projet de loi Création et Internet, qui doit décider ou non de la mise en place de cette riposte graduée ! Révélée par « PC INpact », l’affaire résume parfaitement le rôle auquel l’Assemblée nationale est réduite dans ce dossier : une chambre d’enregistrement.
De jour en jour, il se confirme que le gouvernement entend faire passer coûte que coûte cette loi de répression du téléchargement pirate. Elle prévoit entre autres la création d’une Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), habilitée à couper le Web aux présumés coupables.
Depuis le début des débats, tous les amendements allant dans le sens de la répression sont adoptés. Ceux adoucissant le projet sont rejetés. Au mépris, parfois, du bon sens le plus élémentaire.

Mesure inapplicable

Rapporteur, le député Franck Riester a ainsi réussi à faire voter un amendement prévoyant la labellisation par l’Hadopi des sites mettant des contenus légaux en ligne. Une mesure à l’évidence inapplicable. En effet, les sites « légaux » englobent les sites marchands, mais aussi les milliers de sites non commerciaux des artistes qui mettent leurs oeuvres, gratuitement, à la disposition du public ! Comme l’a fait remarquer le député Christian Paul, l’ensemble évoluant en permanence, il faudrait labelliser ou « délabelliser » des centaines de sites par jour. Or, l’Hadopi se composerait (ou plutôt se composera !) de sept salariés seulement, qui n’auront pas trop de leur quatorze mains pour envoyer des messages de coupures aux supposés « pirates ». Toujours selon nos collègues de « PC INpact », ils ne pourront guère consacrer plus de 25 secondes à chaque dossier. À moins que l’Hadopi ne devienne un des plus grands employeurs de la fonction publique ?

Une loi favorable aux artistes, vraiment ?

Le déroulement des séances de discussion montre bien que le gouvernement sait où il va et que la route est toute tracée. Des parlementaires ont proposé de créer une « contribution de financement de la création », autre appellation de la licence globale que défend l’UFC-Que Choisir. D’une seule voix, la ministre de la Culture Christine Albanel et le rapporteur du projet de loi Franck Riester s’y sont déclarés défavorables. Parmi les motifs avancés, le mécanisme pourrait poser des problèmes au moment de la redistribution des revenus aux artistes. Une préoccupation louable, mais qui a totalement disparu pendant l’examen d’un autre amendement. Potentiellement gênant pour les majors du disque, il visait à constituer des statistiques de diffusion des oeuvres détaillées, pour une meilleure répartition des rémunérations.
Un autre amendement prévoyait d’accorder aux artistes une part des revenus issus de la publicité des sites qui diffusent leurs oeuvres. Rejeté. Un autre encore prévoyait d’étendre le mécanisme de rémunération mis en place pour les radios aux sites de diffusion de musique en ligne (ou « streaming », du type Deezer.com), certes favorable à ces derniers, mais aussi aux artistes, car plus rémunérateurs que les accords actuels ou que la vente de CD. Rejeté. Ces sites de streaming, il est vrai, ont le tort d’être indépendants des majors. Globalement, tous les amendements favorables aux auteurs (lancement d’un fonds en faveur de la création musicale, affichage de la part reversée aux auteurs sur le prix de vente des biens culturels, etc.) sont passés à la trappe.
Reconnaissons tout de même au rapporteur le mérite de la franchise. Franck Riester l’a souligné, « ce projet de loi ne vise pas à remettre à plat toutes les répartitions des revenus entre les ayants droit, mais à développer les revenus globaux de l’offre légale ». Revenus qui, dans le schéma actuel, profitent en majorité aux maisons de disque. CQFD.

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appel à candidature, marché public, Ministère de la culture et de la communication, Riposte graduée, système informatique
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Consulter les archives en ligne des débats à l’assemblée nationale concernant le projet de loi «Création et Internet»

13 mars 2009

Les débats à l’assemblée nationale concernant le projet de loi «Création et Internet» ont démarrés mercredi 11 mars et jeudi 12 mars avant de faire une pause jusqu’à fin mars.

Le compte-rendu des débats de mercredi et jeudi est partiellement en ligne :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/

Numerama propose un résumé des débats :

http://www.numerama.com/magazine/12301-Loi-Creation-et-Internet-jour-2-suspendue-jusqu-au-31-mars-minimum.html

PC INpact propose un compte rendu en temps réel des débats :

http://www.pcinpact.com/actu/news/49665-compte-rendu-dadvsi-fai.htm

Le site de l’assemblée propose les vidéos des débats au format fermé wmv :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/seance/vod/internet.asp

L’April propose donc les vidéos au format ouvert Theora :

http://media.april.org/video/hadopi/debats-assemblee-nationale/

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compte-rendu, débat, suivi en ligne, vidéo
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Examen de la loi “Création et Internet” : suspendue jusqu’au 31 mars… minimum

Confrontée à un calendrier chargée, l’Assemblée Nationale a interrompue jeudi soir dans un climat électrique ses travaux sur le projet de loi Création et Internet alors que plus des deux tiers des amendements restent à examiner. Le débat ne reprendra au mieux qu’à la fin du mois.

Alors que le Sénat avait adopté en moins d’une journée le projet de loi Création et Internet présenté par Christine Albanel, l’Assemblée Nationale a choisi de prendre son temps et de retarder au maximum le vote de la loi. L’opposition a utilisé autant que possible les artifices procéduraux de l’Assemblée pour multiplier les demandes de rappel aux règlements, de réponses et de suspensions de séance, et examiner ainsi au pas d’une tortue la loi qui avait été expédiée au rythme du lièvre par la haute assemblée. Le tout sous l’approbation d’une majorité qui est apparue divisée sur l’opportunité et la proportionnalité du projet de loi. Lorsque la séance a été levée jeudi soir, moins d’un tiers des amendements déposés avaient été examinés.

Le débat ne reprendra que le 31 mars au plus tôt, après les discussions qui s’annoncent tendues sur la proposition de loi tendant à favoriser l’accès au crédit des PME, le projet de loi de finances rectificative pour 2009, le projet de loi organique relatif à l’application des nouvelles dispositions de la Constitution, ou encore le débat sur l’OTAN. Autant dire que respecter le calendrier optimiste arrêté pour le moment tiendrait du miracle, et qu’il faut probablement déjà s’attendre à un retard supplémentaire qui reportera la suite du débat jusqu’au mois d’avril.

Jeudi soir, les députés se sont arrêtés au tout début de l’examen de l’article 2 qui crée la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet, connue sous son acronyme Hadopi. Les députés ont pu à cette occasion montrer leur hostilité à l’égard de ce que le député UMP Lionel Tardy a qualifié “d’usine à gaz au coût faramineux“, ou Patrick Bloche de “nouveau machin privatif de droits et de libertés, de droits fondamentaux auxquels tout citoyen est attaché dans une démocratie“. Un “monstre juridique“, résumera-t-il, tandis que Christian Paul imaginait que “si l’hadopi avait une représentation graphique, elle aurait la légereté d’une raffinerie pétrolière“.

Outre les coûts de fonctionnement de l’Hadopi, les députés se sont attardés surtout sur les problèmes de respect des droits de la défense que pose la riposte graduée. A la demande du ministère de la Culture et des rapporteurs, l’Assemblée a rejeté un amendement qui disposait que “le droit à une procédure équitable doit être respecté en toutes circonstances par la Haute Autorité”, et que “sont attachés à ce principe fondamental, les principes du contradictoire, du respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence et d’imputabilité“.

Le rapporteur Franck Riester a jugé qu’il s’agissait d’une “précision inutile” en assurant que le principe du contradictoire “s’applique de plein droit” à toutes les lois, y compris la loi Création et Internet. Mais, accusée par une député socialiste de “bafouer la présomption d’innocence“, et interrogée par le député Tardy qui se demandait comment concrètement le respect du contradictoire pouvait être assuré lorsque chaque magistrat devra prendre, selon les propres chiffres du ministère, “47 décisions par heure“, la ministre s’est élevée contre “les caricatures sur tous les bancs“. Provocant l’indignation de l’Assemblée et une nouvelle suspension de séance, elle a fustigé “l’obstination (qui) consiste à présenter l’Hadopi comme une sorte d’antenne de la Gestapo” (voir à ce sujet le récit du dérapage), et qualifié ces attaques de “scandaleuse” et “ridicule“.

Mais Christine Albanel n’a livré absolument aucun début de réponse aux questions concrètes qui lui étaient posées sur les moyens matériels de se défendre, en feignant d’ignorer l’extraordinaire complexité du sujet - à moins qu’elle ne l’ignore réellement, comme semble l’indiquer sa proposition de fournir le disque dur de l’abonné comme preuve de non culpabilité.

“Nous n’avons pas l’intention de vous convaincre car nous savons que vous êtes en service commandé, mais nous nous adressons à ceux qui nous regardent“, a finalement indiqué Jean-Pierre Brard, qui a dénoncé une “dérive autoritaire du régime“.

Il faudra cependant attendre près de trois semaines minimum pour que le sujet revienne à l’hémicycle. Un temps que le gouvernement tentera de mettre à profit pour rassembler sa majorité et laisser retomber le soufflet de la contestation. A moins que les internautes ne parviennent à en profiter pour amplifier au contraire les premières manifestations qui se sont organisées jeudi devant l’Assemblée Nationale. C’est plus que jamais une bataille de communication qui s’engage.

Contenu repris depuis l’article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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assemblée nationale, Loi "internet et Création" (HADOPI), projet de loi
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HADOPI à l’Assemblée : Une surdité coupable

Paris, le 12 mars 2009, 23h30 − L’Assemblée nationale a entamé puis suspendu l’examen du projet de loi « HADOPI / Création et Internet »1. La nature des débats suscite une profonde inquiétude. Aux critiques étayées des députés de tous bords, la ministre de la culture et le rapporteur n’opposent que la répétition d’affirmations inexactes et de dénégations mensongères. La Quadrature du Net invite les personnes qui suivent les débats sur Internet et qui partagent cette inquiétude à faire part de leur indignation à leurs députés et à les appeler à se mobiliser.

« La ministre et le rapporteur manifestent un mépris tantôt insultant tantôt indifférent pour les critiques et ceux qui les formulent. Cela les conduit à nier le non-respect du droit à une procédure équitable de l’HADOPI et à rejeter tout correctif en la matière. Des députés comme Martine Billard (Verts), Lionel Tardy (UMP) ou Patrick Bloche et Christan Paul (PS) ont démontré précisément que ni le caractère contradictoire, ni la présomption d’innocence, ni l’accès au juge ne sont respectés à des étapes essentielles de la « riposte graduée »2. Si le texte reste tel quel, le conseil constitutionnel en jugera. » expose Gérald Sédrati-Dinet, analyste3 pour La Quadrature du Net.

Pour rejeter les alternatives, la ministre ou le rapporteur ont recours aux arguments les plus éculés. Ainsi la « contribution créative », pacte social entre internautes et création qui affirme les droits respectifs des créateurs et du public en leur permettant à tous à contribuer à la culture, serait injuste car, d’après eux, « seuls 35% des français téléchargent ». Si la contribution créative était mise en place (un amendement la créant pour la seule musique a été rejeté hier),tous les internautes profiteraient des droits qu’elle leur donne et un nombre très accru de créateurs bénéficieraient des sommes collectées. Le député Jean-Pierre Brard (PC-Vert) a fini par demander à la ministre et au rapporteur ce que l’Élysée les a autorisés à faire de façon à éviter à la représentation nationale de perdre son temps.

« Le débat a été conclu prématurément, peut-être parce que les défenseurs de l’HADOPI commençaient à s’inquiéter du piteux spectacle offert au public nombreux4 qui le suivait en direct. Il va falloir que d’ici la reprise fin mars, les citoyens alertent leurs députés5 en leur faisant part de leurs exigences sur la nature même du débat démocratique. » poursuit Philippe Aigrain.

« La ministre de l’inculture numérique a démontré par la vacuité de son discours que l’HADOPI ne tiendrait jamais la route. Les citoyens épris de justice et de liberté doivent mobiliser leurs députés pour les informer et les inciter à défendre la vérité lors de la poursuite des débats fin mars. », tranche Jérémie Zimmermann, porte-parole de l’initiative citoyenne.

Afin d’éclairer le plus grand nombre de citoyens, les débats seront analysés et commentés dans les prochains jours sur le site de La Quadrature du Net.

  1. Voir le dossier de La Quadrature du Net :http://www.laquadrature.net/fr/HADOPI.
  2. Le rapporteur Franck Riester n’y oppose qu’un raisonnement circulaire affirmant que bien sûr le droit à une procédure équitable est respecté puisqu’il doit l’être dans tout texte de loi.
  3. La Quadrature du Net a décrypté en temps réel les amendements proposés au vote :http://www.laquadrature.net/wiki/Hadopi_amendements_assemblee_nationale_par_ordre_du_texte.
  4. En plus d’une audience record sur la séance diffusée via le flux de l’Assemblée, c’est plus d’une centaine de citoyens qui étaient massés dans les tribunes pour assister aux débats d’une vingtaine de députés présents.
  5. http://www.laquadrature.net/wiki/Memoire_politique.
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Débat participatif géolocalisé en temps réel contre l’Hadopi

9 mars 2009

Communiqué du POLITECHNICART

À l’occasion du passage devant le Parlement Francais du projet de loi “Création et internet” dite Hadopi, POLITECHNICART (laboratoire universitaire autonome en lutte et agence de communication en devenir) et Bertrand DEMARCQ représentant le groupe B3, ont décidé de s’associer pour créer une plate-forme de débat participatif en ligne et en temps réel ; plateforme persistante, pervasive et située.

Contre-surveillance citoyenne en temps réel

Rappelons nous : décembre 2005, passage de la Loi DADVSI a l’Assemblée Nationale. Tout au long des débats, les internautes ont suivi en masse les échanges sur la chaîne parlementaire ou en direct sur le stream du site internet de l’Assemblée. Ils ont, selon les cas, soutenus certaines prises de positions et en ont critiqué d’autres. De nombreux députés ont pris à temoin ces acteurs invisibles, allant jusqu’à parler de premier exercice de débat participatif.

A présent, rendons nous visibles, exprimons notre indignation citoyenne devant cette loi liberticide !

Cette plate-forme va permettre aux internautes de vidéosurveiller en direct de l’Assemblée Nationale, sur un écran de contrôle, les prises de positions de chacun de leur deputé pour se forger leur propre opinion et en tirer les conséquences qui s’imposent lors des prochaines élections législatives.

Débat participatif en direct

Ayant recours à la plate-forme de microblogging Twitter, API’s vs. Hadopi non seulement reprend déjà tous les message postés sur Twitter concernant la loi Hadopi, mais de surcroit permettra de poster en direct ses propres réactions, ses commentaires, liens, caricatures, etc. durant le débat parlementaire qui aura lieu à partir du 4 mars 2009.

La “chambre conversationnelle” de Twitter pourra ainsi interagir avec la chambre du Parlement, car n’en doutons pas, les deputés suivront avec attention les voix de ceux qui sont leurs électeurs.

Une manifestation située …

Pour que les parlementaires comprennent bien que cette parole en colère est située sur le territoire, qu’elle ne provient pas d’une quelconque sphère virtuelle déconnectée de la réalité du terrain, chaque message est géolocalisé et apparaît en temps réel sur la carte de France.

La longue marche des internautes contre l’Hadopi part de tous les coins de la France et même du monde !

… pervasive et persistante

Cette mobilisation, qui prend forme depuis quelques semaines partout sur le web et particulièrement sur Twitter (des milliers de messages sont déjà envoyés chaque jour), va s’inscrire dans la durée. Cette plate-forme comporte une ligne de temps (Timemap) permettant à tous les visiteurs, qui n’ont pas forcément de compte Twitter, de suivre l’historique des messages postés par l’ensemble des utilisateurs de Twitter sur ce sujet brulant, qui concerne tout à la fois les libertés publiques, le droit à la communication et l’accès à la culture et au savoir.

Le front des API’s

Alors que Luc Besson entame une offensive contre le streaming, d’autres aux Etats-Unis, commencent a s’attaquer aux API’s qui sont au fondements des médias sociaux et de la créativité sur Internet.

Comme son nom l’indique, API’s vs. Hadopi s’appuie d’un point de vue technique sur des API’s, en l’occurence celles de Twitter et de GoogleMap. Les API’s sont un ensemble de fonctionnalités mises à disposition par des développeurs de services web. A l’heure où la première plainte a été déposée en justice par la major EMI contre un site ayant utilisé une API (celle de Seeqpod), c’est l’un des principes technologiques du développement de l’économie numérique actuelle qui se trouve attaqué.

Nous ne sommes pas prêts à solder nos goûts, nos droits, nos libertés pour un buisness model qui a fait faillite !

Réagissez sur Twitter avec le hashtag #hadopi ou, si vous n’avez pas de compte sur Twitter,

sur http://hadopi.infobrulante.com (version en développement)

La version de la plate-forme communiquée ici est une version béta, le lancement officiel de la plateforme API’s vs Hadopi aura lieu, avant le 10 mars 2009 sur les comptes Twitter de :

  • @laurenceallard : http://twitter.com/laurenceallard
  • @demarcq : http://twitter.com/demarcq
  • @oliblondeau : http://twitter.com/oliblondeau

Informations : agence@politechnicart.net et bertrand@groupeb3.fr

La plate-forme API’s vs. Hadopi est développée par Infobrulante a partir d’un mashup des API de Googlemap, Twitter et de la librairie javascript Timemap (sous licence MIT).

L’adresse originale de cet article est http://www.brest-ouvert.net/article5666.html
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débat, Hadopi
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