Retour de l’amendement 138 originel…
7 mai 2009Par 407 voix contre 57 et 101 abstentions, une majorité absolue d’élus a considéré que la suspension de la connexion à Internet d’un internaute convaincu de téléchargement illégal ne pouvait intervenir que par décision de justice et non à la seule initiative d’une autorité administrative.
Alors que la France pensait s’être débarrassée de l’amendement Bono grâce à un compromis mou et une ultime manoeuvre procédurale, le Parlement Européen a réaffirmé mercredi son attachement à l’amendement anti riposte graduée présenté par Guy Bono et Daniel Cohn-Bendit. La France, par son entêtement à ne pas vouloir accepter cet amendement, repousse de plusieurs mois le Paquet Télécom, mais est politiquement dos au mur concernant la riposte graduée.
C’est une immense victoire du Parlement contre l’Hadopi, si la France ne force pas une conciliation pour retarder l’adoption du Paquet Télécom de plusieurs mois.
Sous la pression très forte des citoyens, le Parlement a dû inverser l’ordre des votes, pour se prononcer d’abord sur l’amendement Bono. Il a été adopté par 407 voix contre 57, et 171 absentions. “Les eurodéputés - à l’exception notable des membre de l’UMP - ont ainsi réaffirmé leur attachement à la défense des droits des internautes“, s’est félicité l’eurodéputé Guy Bono. “A un mois des élections européennes, c’est un signe fort ! Contrairement à ce que semble penser l’UMP et sa ministre de la Culture, l’avis du Parlement européen ne vaut pas rien !”
“C’est une nouvelle claque pour Sarkozy et le gouvernement français ! Le Parlement a dit non à Sarkozy autant sur le fond que sur la forme! Les eurodéputés ont dit non à la riposte graduée et non aux pressions inadmissibles exercée par la France sur le premier organe démocratique du continent européen !”
“Quand l’Europe veut, l’Europe peut“, ironise-t-il en référence au tract de l’UMP pour les élections européennes.
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