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Le Conseil constitutionnel pourrait rendre sa décision ce soir

10 juin 2009

Selon le Figaro.fr, le Conseil constitutionnel pourrait rendre ce soir sa décision sur le projet de loi Création et Internet. Le journal, qui semble bien informé, indique que les sages pourraient retoquer plusieurs dispositions de l’Hadopi.

Contacté lundi par Numerama, le Conseil n’avait pas souhaité nous dire quand l’avis serait publié. Il a simplement rappelé que le Conseil a jusqu’au 19 juin pour rendre son avis. Mais il est très rare qu’il use de tout le temps dont il dispose.

Pour comprendre les points qui pourraient être censurés, lire ci-après l’article repris de Numerama.

Le Conseil constitutionnel rendra dans les prochains jours son avis sur la constitutionnalité de la loi Création et Internet. Sans attendre, deux docteurs en Droit publient, l’un sur une revue très reconnue des experts en Droit, l’autre sur un très sérieux site de veille juridique, leur analyse. Ils concluent tous les deux à la très probable censure, au moins partielle, de la riposte graduée.

Les députés socialistes, communistes et verts ont saisi le Conseil constitutionnel le 19 mai dernier, pour qu’il donne son avis sur le projet de loi Création et Internet. Le texte est-il, oui ou non, conforme aux principes posés par la Constitution et ses textes périphériques ? Le Conseil doit rendre son avis dans les tous prochains jours (au plus tard le 19 juin), mais si l’on en croit l’avis d’éminents juristes, il est impossible qu’il ne censure pas au moins partiellement le projet de loi créant l’Hadopi.

Le bloggeur Stan a notamment mis la main sur un article des très influentes “Petites Affiches”, dans la collection “Doctrine de Droit constitutionnel”. Quiconque a fait des études des Droit connaît l’importance des Petites affiches dans l’orientation de la jurisprudence. En plus de la publication et du commentaire des grandes décisions judiciaires, les Petites affiches donnent la plume à d’éminents juristes pour qu’ils enrichissent “la doctrine”, c’est-à-dire le socle idéologique et technique qui préside souvent aux décisions rendues par les juges. Son avis est nécessairement pris en compte par le Conseil constitutionnel, ou ils permettent en tout cas de deviner la position que prendront les sages.

Dans son article, le docteur en droit public Hubert Lesaffre assure que “la constitutionnalité de ce dispositif (la riposte graduée, ndlr) est sujette à caution“. “Aussi bien sur le terrain des principes constitutionnels applicables à la matière contractuelle, que sur celui de la protection des droits fondamentaux, cette disposition est d’une constitutionnalité qui prête à controverses“, écrit le juriste. Il dégage cinq points posant particulièrement problème, tous concentrés sur la sanction :

  1. L’enrichissement sans cause des FAI qui continueraient à percevoir le paiement de l’abonnement à Internet alors qu’il est suspendu, et qu’il ne rend donc pas le service qu’il fait payer. D’abord établi par la jurisprudence des tribunaux, le principe a désormais valeur constitutionnelle ;
  2. La suspension de l’accès à Internet porterait atteinte à la liberté contractuelle, érigée en principe constitutionnelle sur la base de l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, qui fait partie du bloc de constitutionnalité observé par le Conseil. “Cette atteinte à la liberté contractuelle apparaît d’autant moins justifiée qu’il n’existe pas de lien avec le motif d’intérêt général poursuivi par la loi puisqu’en aucune façon les auteurs, dont on entend protéger les droits, ne bénéficieront des sommes ainsi prélevées”, écrit Dr Lesaffre ;
  3. L’Hadopi porterait atteinte à la légalité des délits et des peines, qui veut que la sanction encourue pour un délit soit connue et déterminée. Ce qui ne serait pas le cas de l’obligation de continuer à payer son abonnement à Internet. Car, comme le croit le juriste, “la disposition en cause pourrait être assimilé à une sanction financière, dont le montant n’est pas déterminé, ce dernier résultant non pas de la loi mais des clauses contractuelles unissant l’abonné à son fournisseur d’accès, le privant ainsi de base légale” ;
  4. De plus, il y aurait alors risque de double peine, puisque le Conseil constitutionnel a déjà jugé dans sa jurisprudence qu’une “sanction administrative de nature pécuniaire ne peut se cumuler avec une sanction pénale“. Or la sanction administrative de l’Hadopi n’empêche pas la sanction pénale pour fait de contrefaçon.
  5. Enfin, l’Hadopi serait contraire au principe d’égalité, puisqu’en fonction du contrat qui le lie avec son FAI, un abonné pourrait être condamné à payer plus cher qu’un autre, pour un fait similaire. “La discrimination ainsi engendrée sera dépourvue de tout lien, même indirect, avec l’objet que la loi établit, la protection des droits des auteurs“, écrit le juriste.

Par ailleurs, c’est sur Juriscom que l’on peut trouver une autre analyse, encore plus cinglante. Elle aussi docteur en droit, Estelle De Marco conclut une longue et riche analyse de 21 pages par ces mots : “Au terme de cette étude très partielle de la petite loi dite « création et Internet », nous constatons donc que si l’objectif du législateur est louable, le texte qui en résulte présente de sérieuses lacunes en termes de protection des libertés fondamentales et de compréhension des nouvelles technologies, qui pourraient bien le rendre inapplicable“. Nos amis de PC Inpact publient un résumé de ses principaux arguments :

  • Atteinte à l’égalité des citoyens devant la justice ;
  • Atteinte aux droits de la défense ;
  • Atteinte à la présomption d’innocence ;
  • Atteinte aux libertés et au principe de nécessité ;

Elle conclut, plus politiquement, en estimant que la loi Hadopi est une erreur dans la politique pénale, qui manque de proportionnalité. “Il nous semble que la pédagogie et l’information devraient constituer des priorités de l’autorité publique“, écrit Estelle De Marco. “Si les valeurs protégées par la loi pénale étaient en outre hiérarchisées selon leur importance, leur protection étant idéalement conforme à cette échelle, la politique pénale serait sans doute plus adaptée à une protection effective de la société, sans atteinte excessive aux libertés individuelles“.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

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Hadopi : La création sacrifiée, lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés

12 mai 2009

Alors que se profile le vote solennel concernant la Loi Hadopi, les labels indépendants ont publié ce matin dans Libération, en page Rebonds, un texte commun.

Signé par désormais une centaine d’entre eux (et il en arrive tous les jours), ce texte se veut tout à la fois une interpellation quant au rôle prépondérant des labels indépendants dans la création musicale, en même temps que des pistes de travail possibles, ce afin de sortir de ce débat désormais inepte.

Pour signer ce texte, vous pouvez écrire à Christel Chapin : contact@feppia.org - 06 16 98 85 07 - www.feppia.org

Pour télécharger la lettre ouverte en format PDF, cliquez ici :
http://fichier.viciouscircle.org/hadopi/Lettre_ouverte_Hadopi.pdf

“HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE”
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.

Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de la création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone… n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l’asphyxie.

Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu’elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.

Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n’ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd’hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d’être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l’ensemble d’un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.

Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.

  • Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.
  • Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d’écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.
  • La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.
  • Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie.
  • Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?
  • Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de découvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d’une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.
A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d’une décision politique.

Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.

  • assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,
  • créer une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des FAI destinée à la création,
  • éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,
  • interpeller la sacem sur la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,
  • favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),
  • réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d’autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…
  • lutter contre l’atrophie actuelle de l’offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,
  • intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prises de décisions concernant la filière musique.

Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs deredonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d’une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prête à payer pour écouter de la musique.

Philippe Couderc
Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d’Aquitaine (22 labels adhérents)

Eric Petrotto
Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)

Les premiers labels signataires :
6AM / ABS BELLISSIMA / ADONE / AILISSAM / AIMEZ-VOUS BRAHMS ? / ALBA CARMA / AMANITARECORDS / AMOR FATI / AURASKY MUSIC / AZA ID / BANZAI LAB / BEE RDS / BLACKHORSES-STUDIO / CH+ / CLAC! RECORDS / CLAPPING MUSIC / CHANCY PUBLISHING / CODA MUSIQUE / COLLECTIF CA-I / COMPOSIT MUSIC / CRASH DISQUES / CRISTAL MUSIQUE / CRYPTOHYTE / DA SKUD REKORDZ / DAQUI / DIAMOND TRAXX / DURANCE / EMOUVANCE / EXPRESSILLON / FACTO RDS / FACTOTUM RECORDS / FARGO / FREMEAUX & ASSOCIES / GRRR / HORSNORMES! / ICI D’AILLEURS / IDWET / IMAGO / INNACOR / IN SITU / IOT / IRFAN [LE LABEL] / JARRING EFFECTS / JAZZ BOND ASSOCIATION / JEAN-PAUL HERVE / JERKOV MUSIQUES / KIUI PROD / KIOSK ECLECTIC RECORDS / LA BALEINE / LA CHAUDIERE PRODUCTION / LA PLAGE SONORE / L’ASSOS’PIKANTE / LAST EXIT RECORDS / LE CHANT DU MONDE / LE PETIT LABEL / LES Z’IMBERT & MOREAU / LEOPRODUCTION / LOGISTIC RECORDS / TELEGRAPH / MARABI / MARTINGALE / MARV / MEDIATONE / MILLE MILLIARDS / MUSIVI / MUSIC PLUS / NACOPAJAZ / NOIR DESIR MUSIQUE / NEOMME / NEURONEXION / NOVA EXPRESS RECORDS / OCEANIK CREATIONS / ODETTE PRODUCTIONS / PATCHWORK / PLATINUM RDS / PRIKOSNOVENIE / ROGUEART / SAMARKAND / SEASON OF MIST / SOUNDWORKS / SENS INVERSE / SEVENTEEN RECORDS / SLACKNESS RECORDS / SO YOUZ / SORRY BUT HOME RECORDING RECORDS / SUISSAMUSIC / SYNCOPE / TALITRES / TER A TERRE / TERRA INCOGNITA / TROIS HEURES MOINS LE QUART / TROISQUATRE! / ULTRABOLIC / ULTRACK / VAÏ LA BOT / VIBRATION CLANDESTINE / VICIOUS CIRCLE / VINILKOSMO ESPERANTO-MUZIK-PROD / VOLVOX MUSIC / YOUTH WAY RECORDS / YY Ainsi que le réseau ZONE FRANCHE et les fédérations, FEPPIA, CD1D et PHONOPACA.

Pour vous associer à ce texte, écrivez à : contact@feppia.org / 06 16 98 85 07 / www.feppia.org

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Débat participatif géolocalisé en temps réel contre l’Hadopi

9 mars 2009

Communiqué du POLITECHNICART

À l’occasion du passage devant le Parlement Francais du projet de loi “Création et internet” dite Hadopi, POLITECHNICART (laboratoire universitaire autonome en lutte et agence de communication en devenir) et Bertrand DEMARCQ représentant le groupe B3, ont décidé de s’associer pour créer une plate-forme de débat participatif en ligne et en temps réel ; plateforme persistante, pervasive et située.

Contre-surveillance citoyenne en temps réel

Rappelons nous : décembre 2005, passage de la Loi DADVSI a l’Assemblée Nationale. Tout au long des débats, les internautes ont suivi en masse les échanges sur la chaîne parlementaire ou en direct sur le stream du site internet de l’Assemblée. Ils ont, selon les cas, soutenus certaines prises de positions et en ont critiqué d’autres. De nombreux députés ont pris à temoin ces acteurs invisibles, allant jusqu’à parler de premier exercice de débat participatif.

A présent, rendons nous visibles, exprimons notre indignation citoyenne devant cette loi liberticide !

Cette plate-forme va permettre aux internautes de vidéosurveiller en direct de l’Assemblée Nationale, sur un écran de contrôle, les prises de positions de chacun de leur deputé pour se forger leur propre opinion et en tirer les conséquences qui s’imposent lors des prochaines élections législatives.

Débat participatif en direct

Ayant recours à la plate-forme de microblogging Twitter, API’s vs. Hadopi non seulement reprend déjà tous les message postés sur Twitter concernant la loi Hadopi, mais de surcroit permettra de poster en direct ses propres réactions, ses commentaires, liens, caricatures, etc. durant le débat parlementaire qui aura lieu à partir du 4 mars 2009.

La “chambre conversationnelle” de Twitter pourra ainsi interagir avec la chambre du Parlement, car n’en doutons pas, les deputés suivront avec attention les voix de ceux qui sont leurs électeurs.

Une manifestation située …

Pour que les parlementaires comprennent bien que cette parole en colère est située sur le territoire, qu’elle ne provient pas d’une quelconque sphère virtuelle déconnectée de la réalité du terrain, chaque message est géolocalisé et apparaît en temps réel sur la carte de France.

La longue marche des internautes contre l’Hadopi part de tous les coins de la France et même du monde !

… pervasive et persistante

Cette mobilisation, qui prend forme depuis quelques semaines partout sur le web et particulièrement sur Twitter (des milliers de messages sont déjà envoyés chaque jour), va s’inscrire dans la durée. Cette plate-forme comporte une ligne de temps (Timemap) permettant à tous les visiteurs, qui n’ont pas forcément de compte Twitter, de suivre l’historique des messages postés par l’ensemble des utilisateurs de Twitter sur ce sujet brulant, qui concerne tout à la fois les libertés publiques, le droit à la communication et l’accès à la culture et au savoir.

Le front des API’s

Alors que Luc Besson entame une offensive contre le streaming, d’autres aux Etats-Unis, commencent a s’attaquer aux API’s qui sont au fondements des médias sociaux et de la créativité sur Internet.

Comme son nom l’indique, API’s vs. Hadopi s’appuie d’un point de vue technique sur des API’s, en l’occurence celles de Twitter et de GoogleMap. Les API’s sont un ensemble de fonctionnalités mises à disposition par des développeurs de services web. A l’heure où la première plainte a été déposée en justice par la major EMI contre un site ayant utilisé une API (celle de Seeqpod), c’est l’un des principes technologiques du développement de l’économie numérique actuelle qui se trouve attaqué.

Nous ne sommes pas prêts à solder nos goûts, nos droits, nos libertés pour un buisness model qui a fait faillite !

Réagissez sur Twitter avec le hashtag #hadopi ou, si vous n’avez pas de compte sur Twitter,

sur http://hadopi.infobrulante.com (version en développement)

La version de la plate-forme communiquée ici est une version béta, le lancement officiel de la plateforme API’s vs Hadopi aura lieu, avant le 10 mars 2009 sur les comptes Twitter de :

  • @laurenceallard : http://twitter.com/laurenceallard
  • @demarcq : http://twitter.com/demarcq
  • @oliblondeau : http://twitter.com/oliblondeau

Informations : agence@politechnicart.net et bertrand@groupeb3.fr

La plate-forme API’s vs. Hadopi est développée par Infobrulante a partir d’un mashup des API de Googlemap, Twitter et de la librairie javascript Timemap (sous licence MIT).

L’adresse originale de cet article est http://www.brest-ouvert.net/article5666.html
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Sarkozy veut aller “aussi vite que possible” sur la loi Création et Internet

13 janvier 2009

Nicolas Sarkozy demande au gouvernement de prévoir l’adoption le plus vite possible de la loi Création et Internet qui doit mettre en place la riposte graduée condamnée au niveau européen. Il annonce par la ailleurs la création d’un Conseil sur la création artistique qu’il présidera lui-même.

Alors qu’il annonçait mardi la gratuité des musées et monuments nationaux pour tous les jeunes de 18 à 25 ans, Nicolas Sarkozy a réitéré à Nîmes son attachement pour la riposte graduée, à l’occasion de ses “voeux à la culture”. Il a demandé à ce que la loi Création et Internet préparée par Christine Albanel et déjà adoptée sans opposition par le Sénat puisse être votée “aussi vite que possible” par l’Assemblée Nationale. Au mieux, ça ne pourrait être que dans la deuxième moitié du mois de février.

Le Président doit composer avec les urgences du moment, notamment sur les lois de relance de l’économie ou la souhaitable réforme des hôpitaux, rappelée au bon souvenir du gouvernement après une série de tragédies cet hiver. On se souvient en effet qu’à l’automne, la réforme des prisons et des hôpitaux avait été jugée moins urgente que la lutte contre le piratage.

L’actualité n’a fait que rappeler l’absurdité et la dangerosité des priorités. Mais si Nicolas Sarkozy est toujours aussi pressé d’en finir avec la loi Création et Internet, c’est qu’il est engagé dans une course poursuite avec le Parlement Européen. Les eurodéputés, dont le vote d’un premier amendement contre la riposte graduée par 88 % des voix a été effacé sous la présidence française de l’Union Européenne, a promis de revoter un amendement similaire sous la présidence tchèque. Or la deuxième lecture du Paquet Télécom devrait avoir lieu au mois de mars. Si les eurodéputés votent les premiers, les députés français auront sans doute des scrupules à adopter un texte manifestement incompatible avec les textes européns.

Un Conseil de la création artistique présidé… par le Président

Signe que le mari de Carla Bruni entend saisir la question du piratage à bras le corps, Nicolas Sarkozy a annoncé sans autre précision qu’il allait mettre en place un “Conseil de la création artistique” présidé par le Président de la République. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Surtout si ledit Conseil ressemble dans son organisation auxAssises de la Création de Frédéric Lefebvre, affligeantes d’unilatéralisme et de pauvreté dans la réflexion.

On ne sait pour le moment rien de ce Conseil, si ce n’est qu’il sera coanimé par Marin Karmitz, le président des salles de cinéma MK2.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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La répression selon HADOPI

3 novembre 2008

Attraper un pirate, aujourd’hui c’est compliqué. Surtout qu’il a des droits et que, parfois, il a même le culot d’être innocent ! Heureusement demain tout sera plus simple. Vive la Création, vive l’Internet !

Le calvaire de l’ayant-droit

Imaginez, vous êtes la Sacem. Aujourd’hui vos rentrées sont en chute libre à cause des méchants pirates (en réalité votre chiffre d’affaires continue d’augmenter mais chut !). Vous voulez donc leur taper dessus en espérant les remettre sur le droit chemin. Mais ce n’est pas si simple !

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Le Ministère de la culture et de la communication publie le site “j’aime les artistes”

31 octobre 2008

Le Ministère de la culture et de la communication publie un site web pour défendre son projet de loi “Création et Internet” : jaimelesartistes.fr

Axé sur le thème “J’aime les artistes / Je ne pirate pas”, ce site web a pour objectif de mettre en avant le point de vue des promoteurs de la loi “Création et internet” en 10 points clés :

  • Quel est le but de la loi Création et internet ?
  • Que veut dire HADOPI ?
  • La haute Autorité va-t-elle systématiquement surveiller les réseaux ?
  • La suspension de l’accès à Internet entraînera-t-elle la coupure du téléphone et de la télévision ?
  • La haute Autorité va-t-ell ficher toues les internautes ?
  • La Haute Autorité remplacera-t-elle le tribunal ?
  • Le projet de loi respectera-t-il la Constitution et les libertés fondamentales ?
  • Le projet est-il “contraire à l’Europe ” ?
  • Qui siègera à la Haute Autorité et traitera les dossiers ?
  • Le projet défend-il surtout les “majors” ?

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artistes, Hadopi, Ministère de la culture et de la communication, piratage
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L’UFC-Que Choisir prend position contre la loi “Création et Internet”

L’UFC-Que Choisir a publié un site web “ca-va-couper.fr” qui est une parodie du projet de loi Création et Internet, de l’Hadopi et de la Riposte graduée que l’association de consommateurs n’hésite pas à qualifier de “Répression graduée, tant la réponse envisagée pour punir le téléchargement illégal en Peer-to-Peer (P2P) est disproportionnée !“.

Plus d’information sur www.ca-va-couper.fr Lire la suite »

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Association de consommateurs, Hadopi, Riposte graduée, UFC-Que Choisir
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60 secondes contre Hadopi

27 octobre 2008

À l’initiative de Numerama, une opération intitulée 60 secondes contre Hadopi a été mise en place.

Ce projet vise à faire circuler des vidéos d’une minute créées par les internautes pour sensibiliser l’opinion publique et les parlementaires sur les dangers possibles de la loi Création et Internet. Ces vidéos sont présentées sur un groupe Dailymotion dédié à cette initiative.

Chacun peut contribuer jusqu’en janvier 2009, en envoyant ses créations qui pourront être publiées afin de participer à cette campagne de sensibilisation qui ne pourra pas facilement se faire via les médias traditionnels.

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campagne de sensibilisation, Hadopi, vidéos
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Hadopi ou l’avènement du génial principe: “Si ce n’est toi, c’est donc ton fils”

6 octobre 2008

Dans la foulée des accords de l’Elysée qui suivirent la mission OLIVENNES, le gouvernement a adopté le 18 juin 2008 un projet de loi « favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet », communément désigné « HADOPI » du nom de la « Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet » qu’il institue.

L’économie du projet de loi est simple dans son principe : il s’agit de prévoir, indépendamment et parallèlement aux procédures civiles ou pénales prévues au code de la propriété intellectuelle (CPI), une prévention et une répression spécifique du manquement par l’abonné à une obligation de surveillance, née avec l’article L.335-12 du CPI dans sa version issue de la loi du 1er août 2006.

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DADVSI, fournisseurs d’accès à Internet, Hadopi, licence globale, rapport Olivennes, Société de gestion collective
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10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !

La loi Hadopi, rebaptisée “Loi Création et Internet”, prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d’avertir d’abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d’auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l’industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu’à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi. Piratez-les sur votre blog, sur les forums et dans vos mails !

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DADVSI, droits de l'Homme, fichage, Hadopi, justice à deux vitesses, Loi Création et Internet, P2P, pirate, présomption de culpabilité
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