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Le Conseil Constitutionnel a censuré la “riposte graduée”

10 juin 2009

Le Conseil constitutionnel a censuré, mercredi 10 juin, la partie sanction de la loi Hadopi – la “riposte graduée” – sur le téléchargement illégal.

Considérant qu’”Internet est une composante de la liberté d’expression et de consommation“, et qu’”en droit français c’est la présomption d’innocence qui prime“, le Conseil rappelle que “c’est à la justice de prononcer une sanction lorsqu’il est établi qu’il y a des téléchargements illégaux“.

“Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d’avertir le téléchargeur qu’il a été repéré, mais pas de le sanctionner“, conclut le Conseil.

“Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d’avertir le téléchargeur qu’il a été repéré, mais pas de le sanctionner“, conclut le Conseil.

Il ouvre ainsi la porte à une Hadopi “à la britannique”, qui n’aura qu’un pouvoir d’avertissement, et non de sanction.

Le Conseil Constitutionnel a censuré de nombreux points de HADOPI en la rendant non fonctionnelle :
  • La décision en ligne sur le site du Conseil constitutionnel

Le texte de la décision du Conseil constitutionnel est tombé. Nous reproduisons ici in extenso le communiqué de presse du Conseil, avant analyse de la décision qui, finalement, ne fait que 14 pages (.pdf) :

Le 10 juin 2009, par sa décision n° 2009-580 DC, le Conseil constitutionnel a examiné le recours dont il avait été saisi par plus de soixante députés à l’encontre de la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet. La saisine mettait en cause les articles 5, 10 et 11 de la loi.

I - Sur les articles 5 et 11 de la loi déférée.

L’article 5 de la loi crée la ” Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet ” (HADOPI). La commission de protection des droits de cette Autorité a pour mission de mettre en oeuvre les nouveaux mécanismes d’avertissement et de sanction des titulaires d’accès à internet qui auront manqué à l’obligation de surveillance de cet accès. L’article 11 de la loi définit cette obligation de surveillance.

Le Conseil constitutionnel, gardien des droits et libertés constitutionnellement garantis, a jugé que plusieurs des dispositions de ces articles 5 et 11 n’étaient pas conformes à la Constitution :

- La liberté de communication et d’expression, énoncée à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, fait l’objet d’une constante jurisprudence protectrice par le Conseil constitutionnel (voir dernièrement décision n °2009-577 DC du 3 mars 2009). Cette liberté implique aujourd’hui, eu égard au développement généralisé d’internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l’expression des idées et des opinions, la liberté d’accéder à ces services de communication au public en ligne.

Or les articles 5 et 11 de la loi déférée confiaient à la commission de protection des droits de la HADOPI des pouvoirs de sanction l’habilitant à restreindre ou à empêcher l’accès à Internet à des titulaires d’abonnement. Ces pouvoirs pouvaient donc conduire à restreindre l’exercice, par toute personne, de son droit de s’exprimer et de communiquer librement. Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d’auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu’au juge.
- L’article 9 de la Déclaration de 1789 pose le principe de la présomption d’innocence duquel il résulte que la loi ne saurait, en principe, instituer de présomption de culpabilité en matière répressive (n° 99-411 DC du 16 juin 1999). Or, aux termes de la loi déférée, seul le titulaire du contrat d’abonnement à internet pouvait faire l’objet des sanctions instituées. Pour s’exonérer, il lui incombait de produire des éléments de nature à établir que l’atteinte portée au droit d’auteur procède de la fraude d’un tiers. En méconnaissance de l’article 9 de la Déclaration de 1789, la loi instituait ainsi, en opérant un renversement de la charge de la preuve, une présomption de culpabilité pouvant conduire à prononcer contre l’abonné des sanctions privatives ou restrictives du droit.

De cette double analyse au regard des droits et libertés constitutionnellement garantis, et sans qu’il ait eu besoin d’examiner les autres griefs des requérants, le Conseil constitutionnel a censuré, aux articles 5 et 11 de la loi déférée, toutes les dispositions relatives au pouvoir de sanction de la commission de protection des droits de la HADOPI.

Le Conseil constitutionnel a également examiné les pouvoirs d’avertissement confiés à la même autorité. Ces pouvoirs sont exercés à la suite de la transmission, par les sociétés d’auteur, de traitements de données à caractère personnel relatives aux infractions. Dans sa décision n° 2004-499 DC du 29 juillet 2004, le Conseil avait jugé que de tels traitements ne peuvent, sous peine de contrevenir au droit au respect de la vie privée, acquérir un caractère nominatif que dans le cadre d’une procédure judiciaire. Tel n’aurait pas été le cas si la HADOPI avait disposé des pouvoirs de sanction prévus par la loi déférée. Cependant, à la suite de l’annulation de ces derniers, cette autorité ne dispose plus que d’un rôle préalable à une procédure judiciaire. Son intervention est justifiée par l’ampleur des contrefaçons commises au moyen d’internet et l’utilité, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, de limiter le nombre d’infractions dont l’autorité judiciaire sera saisie. Il s’ensuit que les traitements de données à caractère personnel s’inscrivent dans un processus de saisine de juridictions compétentes et ne sont pas contraires à la Constitution. Le Conseil a cependant formulé une réserve pour rappeler qu’il appartiendra à la CNIL, lorsqu’elle sera saisie de la demande d’autorisation de ces traitements de données à caractère personnel, de veiller à ce qu’ils respectent cette finalité.

II - Sur l’article 10 de la loi déférée.

L’article 10 de la loi déférée confie au tribunal de grande instance le pouvoir d’ordonner les mesures nécessaires pour prévenir ou faire cesser une atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin. Le législateur n’a pas méconnu la liberté d’expression et de communication en confiant ce pouvoir au juge. Il appartiendra à la juridiction saisie de ne prononcer, dans le respect de cette liberté, que des mesures strictement nécessaires à la préservation des droits en cause.

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Conseil constitutionnel, Loi "internet et Création" (HADOPI)
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La loi Hadopi est adoptée conforme au Sénat (189 voix contre 14)

13 mai 2009

La deuxième saison du feuilleton de l’Hadopi s’arrête ici, dans son volet parlementaire. Les sénateurs ont rempli leur formalité en expédiant en une matinée la deuxième lecture du projet de loi Création et Internet, qu’ils ont adopté sans apporter de modification. La loi pourra être promulguée après l’avis du Conseil constitutionnel.

Mercredi matin, les sénateurs ont adopté par 189 voix contre 14 le texte du projet de loi Création et Internet sans y apporter la moindre modification. Les sénateurs socialistes avaient choisi de ne pas participer au vote, au prétexte fumeux de ne pas jouer les “supplétifs” de la majorité.

Scrutin n° 147 - séance du 13 mai 2009 sur l’ensemble du projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale en nouvelle lecture, favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet
Consulter le dossier législatif

Résultat du scrutin
Nombre de votants : 206
Suffrages exprimés : 203
Majorité des suffrages exprimés : 102
Pour : 189
Contre : 14

Le Sénat a adopté

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Loi "internet et Création" (HADOPI), Sénat
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Examen de la loi “Création et Internet” : suspendue jusqu’au 31 mars… minimum

13 mars 2009

Confrontée à un calendrier chargée, l’Assemblée Nationale a interrompue jeudi soir dans un climat électrique ses travaux sur le projet de loi Création et Internet alors que plus des deux tiers des amendements restent à examiner. Le débat ne reprendra au mieux qu’à la fin du mois.

Alors que le Sénat avait adopté en moins d’une journée le projet de loi Création et Internet présenté par Christine Albanel, l’Assemblée Nationale a choisi de prendre son temps et de retarder au maximum le vote de la loi. L’opposition a utilisé autant que possible les artifices procéduraux de l’Assemblée pour multiplier les demandes de rappel aux règlements, de réponses et de suspensions de séance, et examiner ainsi au pas d’une tortue la loi qui avait été expédiée au rythme du lièvre par la haute assemblée. Le tout sous l’approbation d’une majorité qui est apparue divisée sur l’opportunité et la proportionnalité du projet de loi. Lorsque la séance a été levée jeudi soir, moins d’un tiers des amendements déposés avaient été examinés.

Le débat ne reprendra que le 31 mars au plus tôt, après les discussions qui s’annoncent tendues sur la proposition de loi tendant à favoriser l’accès au crédit des PME, le projet de loi de finances rectificative pour 2009, le projet de loi organique relatif à l’application des nouvelles dispositions de la Constitution, ou encore le débat sur l’OTAN. Autant dire que respecter le calendrier optimiste arrêté pour le moment tiendrait du miracle, et qu’il faut probablement déjà s’attendre à un retard supplémentaire qui reportera la suite du débat jusqu’au mois d’avril.

Jeudi soir, les députés se sont arrêtés au tout début de l’examen de l’article 2 qui crée la Haute Autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet, connue sous son acronyme Hadopi. Les députés ont pu à cette occasion montrer leur hostilité à l’égard de ce que le député UMP Lionel Tardy a qualifié “d’usine à gaz au coût faramineux“, ou Patrick Bloche de “nouveau machin privatif de droits et de libertés, de droits fondamentaux auxquels tout citoyen est attaché dans une démocratie“. Un “monstre juridique“, résumera-t-il, tandis que Christian Paul imaginait que “si l’hadopi avait une représentation graphique, elle aurait la légereté d’une raffinerie pétrolière“.

Outre les coûts de fonctionnement de l’Hadopi, les députés se sont attardés surtout sur les problèmes de respect des droits de la défense que pose la riposte graduée. A la demande du ministère de la Culture et des rapporteurs, l’Assemblée a rejeté un amendement qui disposait que “le droit à une procédure équitable doit être respecté en toutes circonstances par la Haute Autorité”, et que “sont attachés à ce principe fondamental, les principes du contradictoire, du respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence et d’imputabilité“.

Le rapporteur Franck Riester a jugé qu’il s’agissait d’une “précision inutile” en assurant que le principe du contradictoire “s’applique de plein droit” à toutes les lois, y compris la loi Création et Internet. Mais, accusée par une député socialiste de “bafouer la présomption d’innocence“, et interrogée par le député Tardy qui se demandait comment concrètement le respect du contradictoire pouvait être assuré lorsque chaque magistrat devra prendre, selon les propres chiffres du ministère, “47 décisions par heure“, la ministre s’est élevée contre “les caricatures sur tous les bancs“. Provocant l’indignation de l’Assemblée et une nouvelle suspension de séance, elle a fustigé “l’obstination (qui) consiste à présenter l’Hadopi comme une sorte d’antenne de la Gestapo” (voir à ce sujet le récit du dérapage), et qualifié ces attaques de “scandaleuse” et “ridicule“.

Mais Christine Albanel n’a livré absolument aucun début de réponse aux questions concrètes qui lui étaient posées sur les moyens matériels de se défendre, en feignant d’ignorer l’extraordinaire complexité du sujet - à moins qu’elle ne l’ignore réellement, comme semble l’indiquer sa proposition de fournir le disque dur de l’abonné comme preuve de non culpabilité.

“Nous n’avons pas l’intention de vous convaincre car nous savons que vous êtes en service commandé, mais nous nous adressons à ceux qui nous regardent“, a finalement indiqué Jean-Pierre Brard, qui a dénoncé une “dérive autoritaire du régime“.

Il faudra cependant attendre près de trois semaines minimum pour que le sujet revienne à l’hémicycle. Un temps que le gouvernement tentera de mettre à profit pour rassembler sa majorité et laisser retomber le soufflet de la contestation. A moins que les internautes ne parviennent à en profiter pour amplifier au contraire les premières manifestations qui se sont organisées jeudi devant l’Assemblée Nationale. C’est plus que jamais une bataille de communication qui s’engage.

Contenu repris depuis l’article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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assemblée nationale, Loi "internet et Création" (HADOPI), projet de loi
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Les accès publics wi-fi sous contrôle d’une liste blanche ?

27 février 2009

Ou le web 0.5, l’internet réduit au minitel par les bien-pensants !

Black-Out du Net français

C’est à peine croyable, mais certains pensent qu’il est encore possible et légitime de limiter l’accès public dans des lieux équipés d’un accès wi-fi à quelques milliers de sites sélectionnés, une liste blanche de ce que l’internaute aurait le droit de voir.

Dans Numerama : “Albanel : seuls les sites autorisés pourraient être vus en Wi-Fi !” :
C’est la surprise du jour. A l’occasion de son audition par la Commission des lois et des affaires culturelles, Christine Albanel a sorti de son chapeau une idée qui en dit long sur la vision qu’a le gouvernement d’Internet. Pour éviter que les accès Wi-Fi ne puissent être utilisés pour pirater des oeuvres sur Internet, la Ministre de la Culture a proposé que les accès publics soient configurés comme des “portails blancs”.

“L’Hadopi pourra enjoindre (les gestionnaires d’accès Wi-Fi publics) de prendre des mesures préventives”, a ainsi rappelé la Ministre de la Culture et de la Communication. “Par exemple un portail blanc qui ne donnerait accès qu’à des sites vérifiés, après consultation de différents acteurs concernés”, a-t-elle ajouté en substance.

Il faut se rendre à l’évidence nous sommes en France, pays qui s’illustre depuis quelques années par le volonté du gouvernement de réduire les libertés d’échanges sur internet et propose de couper l’accès à internet à des milliers d’internautes par jour, soupçonnés de téléchargements illégaux par les majors de la musique ou du cinéma !  [1]

Aujourd’hui, les outils de communication se démocratisent avec en France des millions de blogs, des milliers de photos, des milliers de vidéos, de musiques publiés chaque jour sur le web. Cette expression fait partie de notre richesse culturelle tout autant que le site d’un ministère ou d’une collectivité. Des milliers d’associations utilisent le web pour informer, échanger, se relier.

Et tout cela serait rayé de l’accès des lieux publics en wi-fi ?

Qui osera écrire cette liste infamante des exclus du web ? Qui prononcera l’exclusion d’ATD Quart monde, de l’association de mon quartier, du fournisseur d’accès associatif, du blog citoyen d’un habitant, d’une association de diffusion du logiciel libre ou d’un groupe de jeunes musiciens ?

Soyons concret !

Si comme le pense Olivier Henrard, conseiller de Christine Albanel, il est possible d’éditer une liste de quelques milliers de sites :  [2]

Que répondez-vous à ceux qui qualifient cette proposition de retour à un “minitel à haut débit” ? O. H. : C’est ridicule. Si “liste blanche” il y avait, elle pourrait comporter des milliers de sites Web.

Cela représente pour chaque département quelques dizaines de sites en divisant par 100 départements !

Alors que dans chaque département, il y a des milliers de blogs, des centaines de sites associatifs, culturels ! Ainsi les habitants d’une ville n’auront plus accès aux sites des associations de leur cité, ni à ceux de leurs centres d’intérêt.

Aux ciseaux Madame et Messieurs les censeurs !

Veut-on expérimenter sur l’accès wi-fi, puis demain sur l’accès dans les lieux publics, un retour au minitel au sens d’une expression contrôlée, des réseaux limités à des fournisseurs de services rétribués ?

A un moment où l’on parle de société de la connaissance, du vivre ensemble, voilà que nos responsables des Ministères imaginent un système que même la Chine n’a pas mis en place !

C’est le web 0.5, le retour au minitel !

Comme le décrit Benjamin Bayart , Président de FDN (fournisseur d’accès associatif) dans sa conférence “Internet libre ou Minitel 2.0” lors des Rencontres mondiales du Logiciel libre en 2007 [3]

C’est une grave incompréhension du web qui depuis sa création est un réseau d’échanges ouvert, où les internautes de plus en plus nombreux inventent de nouveaux usages, mettent en ligne des contenus personnels, associatifs, culturels, ou de biens communs, au fur et à mesure de l’avancée des outils technologiques et du haut débit.

Côté économie, que représentent ces connexions en accès ouvert dans l’océan des échanges numérisés ? Un pour dix mille ?

Les bibliothèques n’ont pas tué les librairies ; en quoi quelques points d’accès publics ouverts, qui rendent un service bien utile, sont un danger pour les opérateurs ? S’il y a quelque chose à réguler ce sont ces coûts exhorbitants des plateformes payantes d’accès wi-fi, qui font payer quelques euros par jour une connexion partagée qui ne revient à presque rien.

J’espère que ce projet sera mort-né, comme tant d’autres idées de contrôle policier du web et de l’expression, qui fleurissent aujourd’hui ! Et j’espère qu’il ne se trouvera pas de personnes pour cautionner la constitution de telles listes !

Michel Briand Président de CRéATIF


Lien hypertexte: La Quadrature du Net

Rejoignez la campagne de black-out du net

La quadrature du Net, une initiative de Philippe Aigrain et Jérémie Zimmermann, appelle aujourd’hui les auteur, éditeurs, webmestres de site web français à procéder à un black-out volontaire de leurs sites jusqu’à l’examen de la loi par l’assemblée nationale en mars.

Cette action menée en Nouvelle-Zélande vient d’aboutir au recul du gouvernement qui souhaitait imposer un principe de “riposte graduée”, comme le projet de loi en france .


[1] voir à ce sujet l’excellent dossier de la Quadrature du net, collectif de citoyens qui informe sur des projets législatifs menaçant les libertés individuelles, les droits fondamentaux et le développement économique et social à l’ère du numérique.

[2] Interview d’Olivier Henrard, conseiller juridique au Ministère de la Culture - Loi Hadopi sur le site du Point

[3] A écouter au sujet du projet de loi “Internet et création” et Internet filtré par liste blanche dans les hotspots wifi publics, petite interview intéressante de Benjamin Bayart , Président de FDN (fournisseur d’accès parisien associatif) sur France Info le 20 février : http://www.france-info.c

“Cette loi cherche à défendre les moines copistes du DVD contre les Gutemberg du numérique. On est d’entrée de jeu dans l’absurde. A partir du moment où on a accepté qu’on était dans le monde des Monty Python, on peut dire à peu près n’importe quoi ….”

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Espace Public Numérique (EPN), Juridique, Loi "internet et Création" (HADOPI), Politique, wi-fi
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